Un pilier du clan Dassault mis en examen

27 mars 2015 |     Par Yann Philippin

Machiré Gassama, proche de Serge Dassault et du maire de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter, a été mis en examen pour « complicité d’achats de votes » et « blanchiment ». Directeur de la jeunesse et des sports de la ville, il apparaît déjà dans plusieurs procédures judiciaires en lien avec le « système Dassault ».

Un nouveau pilier de l’équipe Dassault vient d’être rattrapé par la justice. Selon des informations recueillies par Mediapart, qui nous ont été confirmées de source judiciaire, Machiré Gassama, directeur de la jeunesse et des sports à la mairie de Corbeil-Essonnes, a été interrogé pendant 48 heures par les policiers de l’office central anticorruption de Nanterre (OCLCIFF). À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré le 19 mars devant les juges d’instruction parisiens Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, en charge de l’enquête sur les achats de voix présumés à Corbeil-Essonnes. Les magistrats ont mis Gassama en examen pour « complicité d’achats de votes » et « recel » de ce délit ; « complicité de financement illicite de campagne électorale », « recel » et « blanchiment » de ce délit ; et enfin pour « blanchiment de fraude fiscale ».

Avionneur, sénateur UMP et propriétaire du Figaro, Serge Dassault est soupçonné par les magistrats d’avoir acheté des voix pour faire élire son salarié Jean-Pierre Bechter à la mairie de Corbeil en 2009 puis en 2010, après que le Conseil d’État a invalidé son élection en 2008 pour « dons d’argent » (1). Machiré Gassama est le huitième mis en examen dans ce dossier, aux côtés, notamment, de Dassault et Bechter. « Ni mon client ni moi ne souhaitons faire de commentaires », nous a répondu vendredi matin son avocate, Me Violaine Papi. 

Issu de la cité des Tarterêts et défavorablement connu de la police et de la justice, Machiré Gassama, 37 ans, est un proche de Dassault et surtout de Bechter. Le maire l’a embauché en 2010 comme directeur de la jeunesse (un poste très bien payé et sans rapport avec ses diplômes). Un habitant de Corbeil, Khalid T., l’a accusé devant les policiers, puis dans un entretien à Mediapart, d’avoir été l’un des membres du « système » présumé lors de l’élection de décembre 2010, aux côtés de son ami Younès Bounouara, lui aussi mis en examen pour « complicité d’achats de votes ». Khalid T. affirme avoir reçu 10 000 euros de Gassama et 10 000 euros de Bounouara en récompense de son travail lors de ce scrutin. Lorsque Bounouara a touché 2 millions d’euros de Serge Dassault au Liban à l’été 2011, il a convié Gassama à venir s’amuser avec lui à Beyrouth, lors d’un de ses voyages destinés à retirer l’argent en liquide.

Les deux hommes ont démenti avoir acheté des voix. « Il n’est pas concerné par cette affaire. D’ailleurs, il n’était pas employé par la ville lors de l’élection de 2010 », nous avait déclaré l’avocate de Machiré Gassama, Me Papi, en mai 2014. Younès Bounouara affirme de son côté qu’il a milité pour faire élire Dassault, mais en toute légalité. Il assure que le don de 2 millions de l’avionneur était destiné au financement d’une usine d’eau minérale en Algérie, en récompense de ses « bons et loyaux services auprès de lui pendant près de vingt ans ».

On retrouve les deux amis d’enfance (ils ont grandi dans la même tour des Tarterêts) dans l’affaire de la tentative d’homicide qui a failli coûter la vie à un opposant à Dassault. Le 19 février 2013, Bounouara blessait gravement par balles Fatah Hou, qui avait coréalisé trois mois plus tôt une vidéo pirate très embarrassante pour le Maire, dans laquelle Dassault, interrogé sur l’argent des élections, reconnaissait avoir « réglé » Bounouara et expliquait qu’il ne pouvait plus verser de fonds depuis le Liban car il était « surveillé par la police ».

Le soir de la fusillade, alors qu’il s’apprêtait à fuir en Algérie depuis Genève, Bounouara a appelé Gassama. Lequel s’est fait un plaisir, comme l’avait révélé Madiapart, de conseiller son copain en cavale. « Ils n’auront pas le temps » de lancer une procédure d’extradition dans la journée, a expliqué à Bounouara le directeur de la jeunesse de Corbeil, avant de lui conseiller de couper ses téléphones « pour être tranquille ». Bounouara, qui s’est finalement rendu en novembre 2013, a été placé en détention préventive et mis en examen pour « tentative d’assassinat ».

Machiré Gassama est également visé par une information judiciaire pour « association de malfaiteurs »   ouverte en 2014 à Évry, suite à une plainte de Fatah Hou. Sur la foi d’écoutes téléphoniques, le jeune homme accuse Dassault, Bechter et Gassama d’avoir tenté de le faire arrêter arbitrairement au Maroc. Trois semaines avant la fusillade, l’avionneur et le maire de Corbeil avaient invité à déjeuner un diplomate marocain, afin de discuter du cas de trois « emmerdeurs » (dont Fatah Hou) qu’ils accusaient de faire chanter Dassault.

Serge Dassault, milliardaire, sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes, est au centre de plusieurs enquêtes judiciaires © Reuters

Le soir même, Bechter appelle Gassama pour lui raconter que le diplomate est prêt à les aider. « Quand ils vont arriver au Maroc, ils vont être surpris de l’accueil à la descente de l’avion », lâche-t-il au téléphone, en demandant à Gassama de rédiger « de vraies fiches » sur les « loustics » pour les transmettre à l’ambassade. « Ça, c’est une bonne nouvelle (…), ça nous enlèvera une épine », se réjouit son directeur de la jeunesse. Les deux hommes ont assuré aux policiers que leurs intentions étaient pacifiques : ils auraient seulement demandé aux autorités marocaines d’organiser une « médiation » avec les familles des « emmerdeurs ».

Gassama semble également avoir exporté ses méthodes très particulières à Saintry-sur-Seine, une autre commune de l’Essonne dont il est le deuxième maire adjoint. Le 22 juillet 2014, un autre adjoint, Eloy Gonzalez, a écrit au procureur d’Évry pour le prévenir qu’après avoir alerté le parquet sur des anomalies dans le financement de la campagne électorale de la maire (UDI) de Saintry, Martine Cartau-Oury, il a fait l’objet de menaces proférées par Machiré Gassama. « Machiré a dit à l’un de mes amis qu’il allait s’occuper de moi, que ma famille et moi devrions quitter la ville, et qu’il allait me casser la figure. Il m’a accusé d’être “un judas“ pour avoir demandé les comptes de campagne à la maire », a rapporté Eloy Gonzales à Mediapart.

Deux mois plus tôt, Gassama avait échappé à une tentative d’homicide : deux individus embusqués lui ont tiré dessus alors qu’il rentrait chez lui en voiture. Vu la configuration des lieux (une impasse étroite), il est surprenant que les tireurs l’aient raté. S’agissait-il d’un simple avertissement ? L’avocate de Gassama a assuré à l’époque que ce n’était « pas un règlement de comptes entre voyous », son client étant « parfaitement inséré dans la société ». Il est en tout cas très inséré dans les affaires Dassault.

(1) L’enquête visait également l’élection de Serge Dassault en 2008, mais les faits liés à ce scrutin ont été jugés prescrits par la chambre de l’instruction le 2 février 2015, suite à un recours déposé par l’avocat de l’avionneur

Pour nous ce sera BLANC

Réunis hier soir pour faire le point sur la situation qui se présente à nous depuis le dimanche 22 mars au soir, nous,  membres affichés de CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES soutenus en cela par des membres non adhérents, avons décidé de voter blanc dimanche 27 mars pour le second tour de l’élection départementale.

Si nous avons opté pour le bulletin blanc et non pour le nul ou l’abstention c’est que nous voulons absolument participer au scrutin or, désormais, le vote blanc est comptabilisé à part.

Notre vote protestataire sera donc pris en compte même s’il ne comptera pas dans les exprimés.

Pour quoi, alors que nous sommes résolument républicains, choisissons-nous de ne pas respecter ce qu’il est convenu d’appeler le front républicain ?

Plusieurs raisons à cela.

Libres et indépendants nous nous ne recevons aucune consigne de vote de quiconque.

N’étant pas candidats à cette élection nous n’avons aucune responsabilité dans les divisions qui ont agité le camp de la droite et celui de la gauche. Divisions fratricides qui ont amené la disqualification des 2 gauches, celle du PC et celle du PS/EELV, dès le premier tour de scrutin.

A Corbeil-Essonnes, les scores obtenus par les deux forces politiques de gauche (39, %) et par les deux forces de droite (34,10%) leur auraient permis de mettre le FN hors d’état de nuire. Ces irresponsables politiques n’ont pas un seul instant regardé ce qui allait se passer et n’ont rien fait pour nous en préserver, ils n’ont écouté que leur égoïsme ce qui les a mené à la ruine et nous a mené à cette impasse.

Et de fait il nous faudrait aujourd’hui sauver le soldat Bechter au prétexte d’une menace dominicale du FN.

L’instant n’est pas à rire, bien des observateurs nous plaignent de ce choix douloureux : le FN ou BECHTER et consorts (du bas en haut de l’échelle qui mène au rond-point).

Alors la main sur le cœur, les appels se multiplient pour combattre le FN et voter pour le candidat le mieux placé pour le combattre. Cette seule phrase nous laisse rêveurs : monsieur BECHTER serait le candidat le mieux placé pour combattre le FN ?

Hormis le fait que cette élection est soupçonnée d’irrégularités et ce, depuis 2009, il y a et c’est cela qui nous intéresse, la façon dont le Maire ne gère pas notre ville et le mépris avec lequel il traite ses concitoyens.

Corbeil-Essonnes a été façonnée par un trinôme qui l’a rendue difficile, explosive.

Ce trinôme a une lourde responsabilité dans la montée du FN.

Lors de notre premier débat le 9 janvier 2015 : «Le FN est-il un danger pour notre démocratie ? Comment s’en protéger à Corbeil-Essonnes ? » nous avions fait un parallèle entre Henin-Beaumont et Corbeil-Essonnes, il est clair que notre commune est tout à fait le type de commune sur laquelle le FN peut jeter son dévolu. Sociologiquement, économiquement il y a de fortes similitudes, politiquement nous avons des politiciens du même acabit. Un tapis rouge pour les enfants de Marine.

Pour nous l’objectif est bien de faire barrage au FN en 2020. Pour ce qui est de mars 2015 le boulot en incombait aux dirigeants actuels ( tous les élus candidats de cette ville), on en revient alors aux manigances décrites plus haut. Ils devaient nous en protéger ils ont volontairement échoué, da Silva qui a délaissé la ville au profit de son avenir personnel, Picard qui avait tant à faire à la région, Piriou dont on paie cher l’orgueil, il y a en a autant à dire à droite on le sait.

CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES s’est présenté aux élections municipales en 2014, j’étais tête de liste, en mars 2015 j’ai, avec mes amis,  pris la responsabilité de ne pas me présenter pour ne pas obérer les chances de bien battre le FN. Je serai présente en 2020 il n’est pas question de m’aliéner avec tous ceux que je combats depuis longtemps. Soutenir monsieur BECHTER c’est lui donner encore plus de pouvoir, pouvoir qu’il utilisera à nous piétiner, c’est donner à monsieur DASSAULT un sentiment de toute puissance plus fort encore, c’est donner à leurs sbires la possibilité de régner sans partage sur les quartiers et d’y faire les dégâts que l’on connaît.

Alors c’est NON pour tous ceux-là,  pas question de donner notre voix au FN, c’est NON la aussi.

En privilégiant le vote blanc nous manifestons notre volonté de participer, nous manifestons notre désaveu.

Si le FN est élu, ses conseillers disparaîtront avec les conseils généraux  dont le très affuté député da Silva a annoncé la mort dans les deux années à venir.

En attendant nous maintenons ferme notre engagement de combattre chaque jour et partout dans la ville le FN pour qu’il n’ait pas de place en Mairie en 2020. Pour cela nous continuerons notre lent, mais solide travail de terrain.

Et dimanche, nous mettrons un bulletin blanc dans l’urne.

 

BULLETIN BALANC

*

 

 

Grève au collège de la Nacelle

 

Je me suis rendue hier après-midi, en tant que représentante de Corbeil-Essonnes de toutes nos forces à la rencontre proposée devant le collège de la Nacelle par les enseignants en grève. Je suis allée saluer les enseignants : reconnaître leur travail et reconnaître leur colère. Leur dire mon admiration et ma solidarité.

Enseigner c’est, dit-on,  le plus beau métier du monde,  c’est vrai.

Mais de tout temps il y a eu un décalage entre ce qui nous avons dans le cœur et ce que l’on vit au quotidien.

Dans certains endroits on prend de plein fouet ce qu’il y a de plus dur dans notre société : la colère des élèves et la rage des profs.

Oui  j’ entends déjà :  » tous les élèves ne sont pas violents et tous les profs ne sont pas malheureux « …. HEUREUSEMENT d’ailleurs, mais j’entends moins cette voix qui dit que « non tous les élèves ne vivent pas bien, que tous les profs n’ont pas tous des conditions de vie et de travail fantastiques »

Si les vacances font rêver,  débuter dans le métier est une autre histoire.

Combien de profs sont-ils déplacés  parfois très  loin de leur région? logés « mal et cher » et  à des heures de transport de leur établissement, venus du sud, venus du nord avec souvent la certitude de vivre cette situation pendant plusieurs années ? Des jeunes qui ont fait 5 ans d’étude avec l’envie de faire ce métier, l’envie de faire aimer l’école.

 Pourquoi est-ce plus difficiles ici et pas là ?

Les situations de violence sont souvent plus compliquées à gérer quand la direction de l’établissement n’est pas à la hauteur.  Pas assez ferme dans l’application des règles, dans la gestion quotidienne de la vie scolaire, pas assez accompagnante avec ses enseignants qui cadrent seuls leurs élèves au détriment de l’enseignement.

Cette absence d’autorité déstabilise autant les profs les plus motivés, les plus expérimentés que les élèves. Ceux-ci pourront très vite prendre le pouvoir laissé vacant et il deviendra alors impossible aux profs d’enseigner.

 C’est exactement ce que dénonçaient les enseignants du collège de Chantemerle en juin 2014.

Plusieurs jours de grève pour dénoncer le comportement du principal qui n’assumait pas son rôle de chef d’établissement avec toutes les obligations que cela comporte. Ces profs parlaient de « généralisation et  banalisation de la violence »  Les  enseignants avaient demandé sa mise sous tutelle.

Les enseignants de la Nacelle veulent tout simplement être soutenus par leur hiérarchie, pourvoir mettre en œuvre des projets pédagogique pour leurs élèves,  exercer leur métier sereinement.

Les élèves seraient ils moins violents avec une hiérarchie moins laxiste ? oui oui et oui. Partout où l’administration est défaillante, les enseignants et, de fait, les élèves souffrent, les uns et les autres ne le montrent pas de la même façon.

Il est inadmissible à l’heure où se posent de vraies questions pour l’école que des enseignants qui font leur travail, très bien le plus souvent, n’aient pas l’aide à laquelle ils ont droit, la protection à laquelle ils peuvent prétendre. Le plus beau métier du monde ne doit pas devenir le pire des enfers.

En 1981 quand Mitterrand arrive au pouvoir, il instaure les ZEP (Zone d’Education Prioritaires) dont l’objectif était de réduire les écarts entre les élèves sur l’ensemble du territoire. Certains quartiers cumulant des difficultés d’ordre économiques et sociales, le principe de la discrimination positive devait permettre la réduction des inégalités. Cela a donné d’excellents résultats dans plusieurs quartiers qui ont inversé la courbe de l’échec scolaire.  

Mais  le rapport PISA**** épée de Damocles de tous les ministres de l’Education nationale soucieux d’un bon classement pour la France, a corrompu la belle idée. Baisse des moyens éducatifs, pédagogiques et humains, forcément il y a des endroits où c’est devenu juste un peu plus difficile de faire le plus beau métier du monde.

Cependant, je sais que quoique il arrive les enseignants continuent de s’accrocher à leur idéal je suis allée leur souhaiter bon courage.

 A la Nacelle comme à Chantemerle, les enseignants grévistes ont fait le choix de perdre un vingtième de leur salaire pour obtenir un climat serein, pour la réussite des élèves, ils ont demandé à leur Administration de les aider en cela.

C’est pour cela que je suis venue les saluer et les soutenir.

 

  ***** Le rapport PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves mis en place par l’OCDE – Organisation de coopération et de développement économiques)

http://www.leparisien.fr/corbeil-essonnes-91100/corbeil-mouvement-de-greve-leve-au-college-de-la-nacelle-03-02-2015-4502533.php

college nacelle

 

chem cheminée chem chum cheri

 

Et bien voilà c’est fait ce qu’annonçait France Info il y a un an environ est mis en œuvre. Interdiction de faire un feu de cheminée à partir de janvier 2015

http://www.franceinfo.fr/emission/question-d-immobilier/2013-2014/feu-de-cheminee-dans-un-ce-sera-interdit-01-19-2014-09-50

Adieu jolies flambées, adieu craquement et odeur d’automne! A moins d’avoir des sous (de 3000 à 6000 €) de côté pour fermer sa cheminée et encager les flammes, plus question d’allumer un feu quand le soir arrive.

On pourra encore circuler avec nos véhicules au diesel, nos 4×4, prendre l’avion pour aller de l’autre côté de la planète, nous chauffer au fuel puisque ça ce n’est toujours pas taxé et toujours pas limité, mais de feu de cheminée point !

Décidément la politique durable et environnementale de ce gouvernement prend des allures grotesques. Si l’on en croit les Echos qui citent l’UFC Que Choisir, les cheminées seraient loin de polluer autant que l’automobile: 44% contre 4 %;  alors est –ce bien ça le vrai combat ? Je fais un copié collé de l’article des Echos en fin de page qui permettent de lire directement l’article.

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0203979444829-les-feux-de-cheminees-interdits-a-paris-et-ile-de-france-a-partir-du-1er-janvier-2015-1070026.php?BEcu2trTmQpV4MlY.99

Cependant  il y a de bonnes nouvelles tout de même ce soir puisque j’ai lui que le conseil général dans son ensemble avait voté contre l’exploitation des gaz de schiste dans le Sud Essonne.

Pour mémoire, il y a tout juste 1 an, 5 députés, dont 3 PS (Chouat, Da Silva et Raffali) avaient voté pour cette exploitation avec 2 autre conseillers de droite. Prenant ainsi la lourde responsabilité de conduites irréversibles pour la nappe phréatique.

Cela, à l’époque, m’avait terriblement contrariée. Je l’avais fait savoir à monsieur Picard, écologiste démissionnaire du conseil municipal, qui m’avait répondu  » il faudra bien évoluer avec le temps » ! Ah l’achat de voix ! Ah les convictions!

Bien heureusement tous les écologistes ne sont pas de cet acabit et Monsieur Placé avait réagi en son temps, soutenant ainsi sans ambiguïté les antis gaz de schiste du département de l’Essonne qui peuvent se targuer de cette reculade avec la toute récente motion anti exploitation validée par le CG de l’Essonne. Les affreux ont donc été sommés de se taire.

Voici la question- écourtée- du Sénateur Placé et la réponse.

Question orale sans débat n° 0603S de  M. Jean-Vincent Placé  (Essonne – ECOLO) publiée dans le JO Sénat du 17/10/2013 – page 2995

 M. Jean-Vincent Placé attire l’attention de M. le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les risques d’exploitation et d’exploration des gaz de schiste dans le département de l’Essonne.

En décembre 2011, la société Vermilion Energy, entreprise canadienne spécialisée dans l’exploitation des gaz de schiste par fracture hydraulique, a acheté des concessions de mines d’hydrocarbures essonniennes situées sur les communes d’Itteville, de Vert-le-Grand, Vert-le-Petit et du Plessis-Pâté.

Bien que la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique interdise l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis d’opérations de fracturation hydraulique de la roche et que les multiples engagements du président de la République, lors de la conférence environnementale de 2012 et, plus récemment, lors du discours du 14 juillet 2013 la consolident, des mouvements suspects ont été repérés dans ces concessions.

En effet, une tour très haute a été installée, en toute discrétion, dans la concession d’Itteville, pendant le mois d’août, et nombre d’observateurs ont craint un repérage pour une future exploitation des gaz de schiste.

Le 11 octobre 2013, le Conseil constitutionnel a entériné la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 par sa décision n° 2013-346 QPC. Il a, par ailleurs, confirmé, dans ses considérants, que le « législateur a poursuivi un but d’intérêt général de protection de l’environnement » et que « le législateur a entendu prévenir les risques que ce procédé de recherche et d’exploitation des hydrocarbures est susceptible de faire courir à l’environnement ».

La position gouvernementale étant confortée sur ce dossier, il lui demande donc s’il compte prendre des mesures afin de surveiller les agissements sur les concessions d’Essonne, ainsi que celles sur le territoire national, afin de respecter la bonne application de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011.

Madame la ministre, les Essonniens et Essonniennes demandent à être rassurés encore davantage, car ils tiennent ardemment à la protection de l’environnement dans leur département et au respect de leur bassin de vie.

C’est pour cette raison que je me permets de vous demander de réaffirmer la position du Gouvernement sur ce dossier, pour ce qui concerne tant l’échelon national que mon département de l’Essonne.

Réponse – écourtée -  de Mme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

 [….]  La société Vermilion REP est la filiale française d’un groupe canadien. Premier producteur français de pétrole, elle exploite des concessions, notamment en Aquitaine, où elle a son siège depuis plus de quinze ans. À ce titre, ses activités engendrent directement ou indirectement 600 emplois. En 2012, elle s’est acquittée de 65 millions d’euros d’impôts et de 10 millions d’euros de redevances locales sur ses activités minières.

Les concessions qu’elle exploite en Île-de-France, notamment celle d’Itteville dans l’Essonne, dont vous parliez à l’instant, sont anciennes et ont été délivrées à une époque où il n’était pas question de gaz de schiste. Ces exploitations ne concernent que du pétrole conventionnel.

La haute tour que vous évoquez est un rig permettant de forer des puits pour récupérer les hydrocarbures. Il est inconcevable qu’un exploitant minier puisse procéder en catimini à l’exploration, à l’exploitation ou à la recherche de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Les équipements nécessaires sont lourds, typiques, notamment en raison de leurs besoins en eau, et aisément repérables par les services du ministère chargés de la police des mines.

Par ailleurs - ce sera mon dernier point -, le Conseil constitutionnel, lorsqu’il a, le 10 octobre dernier, validé sans réserve la loi du 13 juillet 2011, a précisé que l’interdiction de recourir à la fracturation était « générale et absolue ». Cela signifie que celle-ci s’applique à tous les travaux et à toutes les substances, aux demandes de permis mentionnant les gaz de schiste comme aux autorisations anciennes qui n’évoquent que des objectifs conventionnels.

Tous les préfets et les services déconcentrés du ministère ont reçu instruction, le 19 septembre 2012, d’inspecter régulièrement les ouvrages miniers, les opérateurs devant faire un rapport de leurs activités.

S’agissant de la concession d’Itteville, ces contrôles n’ont pas révélé d’utilisation de la fracturation hydraulique.

[…] La position du Gouvernement, fixée par le Président de la République, est donc claire : il n’y aura ni exploration ni exploitation d’hydrocarbures de roche mère par fracturation hydraulique en France.  

Et pan sur le bec de da Silva. Moi j’aime ça

https://www.youtube.com/watch?v=eWJi5wX_1t0

 Article des Echos du 1er décembre 2014

« Finies pour les franciliens les soirées passées au coin du feu. A partir du 1er janvier 2015, seront interdits les feux d’agrément dans les cheminées à foyer ouvert à Paris et en région parisienne. Quelque 435 communes d’Ile-de-France sont concernées (consulter la liste des communes ici ). Dans la capitale, brûler du bois, quel que soit le foyer, sera totalement interdit, sauf dérogation préfectorale.

Pourquoi une telle interdiction ? Pour réduire l’émission de particules fines dans l’air , de plus en plus lourde de conséquences pour la santé des Parisiens, répond la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) .

Selon la Driee, en Ile-de-France, 23% des émissions totales de PM10 (particules fines d’un diamètre inférieur à 10 microns) proviennent du chauffage au bois en foyer ouvert, « soit autant que l’échappement des véhicules routiers ». « Les foyers ouverts constituent plus de la moitié de ces émissions dues au chauffage au bois, car ils émettent 8 fois plus de particules qu’un foyer fermé avec un insert performant, pour une même quantité d’énergie consommée », résume la Driee. Et de poursuivre : « L’application totale de la mesure permettrait de réduire de 61% les émissions de particules du secteur résidentiel francilien en 2020 par rapport à 2008 ».

La Driee se trompe « lourdement »

Mais l’UFC Que-choisir n’est pas d’accord avec ces données. Selon l’association des consommateurs, « la Driee s’est trompée, et lourdement ». UFC Que-choisir reprend des études d’Airparif qui expliquent que « les causes principales d’émissions de particules de moins de 10 microns de diamètre dans l’aire urbaine parisienne sont la circulation automobile (44 % des particules) » et que seules 4% des émissions des particules fines proviennent du chauffage au bois.

Au-delà de cette bataille de chiffres, cette interdiction s’annonce lourde de conséquences pour certaines professions, comme les chauffagistes, les fumistes, les techniciens spécialisés dans l’entretien des conduits. Au printemps dernier, le syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie de Paris et de sa région interpellait déjà les pouvoirs publics en pointant « l’impossibilité pour les autorités de contrôler l’ensemble des habitations équipées ». De ce fait, « certains habitants seront tentés de continuer à profiter des cheminées dans leur domicile ».

De fait, les pouvoirs publics admettent qu’il sera difficile de contrôler que l’interdiction est bien respectée dans les habitations. Ils comptent en partie sur les assurances qui n’hésiteront pas à radier les personnes qui enfreindraient la loi. »

La position gouvernementale étant confortée sur ce dossier, il lui demande donc s’il compte prendre des mesures afin de surveiller les agissements sur les concessions d’Essonne, ainsi que celles sur le territoire national, afin de respecter la bonne application de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011.

 

 

 

Corbeil-essonnes ville menacée

Une fois de plus notre ville a été durement frappée par des actes odieux perpétrés par des individus dont le seul but est de semer la terreur, d’exercer une pression sur le maire qui est le seul à connaître leurs exigences.  

Dans la nuit de dimanche à lundi 5 octobre ce sont deux équipements de Corbeil-Essonnes qui sont visés par un incendie à la voiture bélier: la médiathèque et l’école élémentaire Jean Macé.

Une marche a lieu le jeudi suivant, résultat d’une rencontre organisée par l’association AGIR POUR LES TARTERETS qui accueillait dans ses locaux des associations et des parents d’élèves pour réfléchir ensemble à une réaction pacifique.

Condamnant cet acte que j’ai qualifié «d’attentant à la République» j’ai proposé que, durant cette marche, chacun tienne une bougie pour opposer à la flamme destructrice de l’incendie une flamme d’espoir et de vigilance. Pour montrer aux enfants de ce quartier que leurs parents, leurs enseignants, leurs voisins sont là pour les protéger et protéger leur école.

Une semaine après c’est rive droite, à l’école du Paradis que les criminels ont à nouveau sévi.

Il ne s’agit pas pour moi de dénoncer qui que ce soit, je n’ai aucune information sur les individus qui ont fait cela et je ne me risquerai à aucune hypothèse extravagante ou discriminante. Par contre je crois sincèrement que le maire, le sénateur et d’autres encore savent qui agit ainsi et pourquoi.

Ce que j’affirme aussi c’est que ce nouvel incendie a été savamment préparé. La barrière de sécurité placée devant l’entrée de l’école du Paradis a été descellée, le portail facilement ouvert et la voiture parfaitement garée en marche arrière avant d’être incendiée.

Un pied de nez à la caméra placée juste au-dessus, vraisemblablement éteinte.

Un pied de nez à la police municipale en repos sur cette tranche horaire.

Un pied de nez à la police nationale réquisitionnée sur deux autres quartiers.

Un pied de nez à tous ceux qui tenaient une bougie quelques jours avant.

Quand je dis «pied de nez» je devrais écrire un bras d’honneur. L’honneur il n’y en a pas concernant ces individus. Il y a la menace qui pèse une fois de plus sur l’ensemble de la ville.

Ces gens ont peut-être un lien avec les affaires qui agitent l’histoire locale depuis si longtemps. Si tel est le cas, alors notre maire doit contibuer à leur arrestation car de fait il doit les connaître si l’on en croit la presse.

Mais je crains qu’il s’agisse d’une autre nature de voyous. Des voyous bien renseignés, qui savent ce que représente l’école. Aucun corbeil-essonnois, quel que soit son ressenti, ne toucherait à l’école. Ces individus s’attaquent à la République, à nous tous, ce sont, oui, des terroristes qui veulent maintenir la ville dans la terreur et l’obscurité, qui veulent confisquer le savoir, interdire aux enfants et à leur parents de grandir car sans doute ont-ils peur qu’un jour, ensemble, les citoyens de cette ville leur reprennent le pouvoir que le maire leur a laissé

Ce maire absent que les citoyens attendent, ce maire qui est capable de faire un doigt d’honneur aux journalistes, qui est capable d’insulter des citoyens en plein conseil municipal, ce maire qui, ce matin devant les journalistes nous taxent de «tous des communistes, des suppôts de Piriou ». N’a-t-il donc aucune compassion pour les parents, les citoyens qui viennent de vivre un véritable traumatisme? Sa seule réponse c’est le cynisme, la raillerie.

Fin politique, il nous monte les uns contre les autres, éludant les réponses, inventant une nouvelle cause au mal de notre ville: «le terrorisme intellectuel» Je ne marche pas dans cette tentative malhonnête de viser une partie de la population sous cette étiquette pudique mais ô combien sournoise. Trop pratique de servir à nos concitoyens une explication fumeuse et de montrer du doigt une catégorie de gens.

Heureusement il y eut la ministre de l’Education Nationale, attentive, empathique, heureusement il y eut le Recteur de l’Education Nationale, qui, souriant, a tenté de nous redonner confiance en des lendemains meilleurs et qui a permis le dialogue. Qu’ils en soient remerciés.

Je suis pourtant assez amère. Participant au rassemblement organisé rue de la Poterie, je me suis vue intimer l’ordre, très policé, de me taire et de ne pas «récupérer politiquement» le rassemblement. Rassemblement organisé par deux conseillers municipaux de la majorité UMP de Corbeil-Essonnes et de celle du Coudray Montceau. L’hypocrisie et le détournement à la J.P Bechter!

La manœuvre à gauche n’est pas mal non plus, des initiatives louables sur le coup mais qui n’ont d’autre but que celui de faire croire à l’activité d’un parti absent et à des kilomètres des préoccupations des corbeil-essonnois. Il fallait voir notre député plus coincé que jamais dans son costume trop petit pour sa si large ambition. Député qui n’a salué aucun parent d’élève et qui s’est esquivé vite très vite de peur d’être touché par la grâce de la rencontre avec sa ville qu’il aime tant.

Bref à droite comme à gauche on fait tout pour que rien ne se passe. En favorisant les initiatives quartier par quartier il n’y a aucun rassemblement et ce soir au conseil municipal note maire pourra continuer à invectiver les habitants et une minorité bien divisé même dans l’adversité.

Personne ne demandera à notre Maire pourquoi tout d’un coup tout a cessé alors que pesait une vraie menace? Qui a réglé les problèmes? On le sait ce n’est pas la police alors? Le grand Manitou? Va savoir!

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Dimanche je voterai Bruno Piriou

« Quand le mal à tous les audaces, le courage doit avoir tous les courages ». Cette phrase de Beaumarchais me guide chaque jour dans mes choix et mes actes.

Beaucoup s’étonnent de me voir si peu réagir quand je suis attaquée : je n’oublie jamais mes choix et ce pourquoi je fais les choses. L’intérêt supérieur est toujours plus important que l’intérêt immédiat.

Si l’on parle tout de suite, seuls les premiers mots seront entendus et non pas ceux que la sagesse devraient nous faire dire.

 Durant toute cette campagne j’ai voulu être «propre» sinon correcte. C’est le sens de ma signature de la charte anticorruption. Cette signature signifie que je n’aurais jamais trahi la liste, mes colistiers et les valeurs que nous prônions. Des trahisons j’en compte beaucoup dans cette campagne. Je ferme les yeux pour me concentrer sur l’essentiel.

 L’essentiel c’est ce qui va se jouer dimanche, c’est assez important pour que nous soyons tous mobilisés. Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer untel ou untel, il s’agit de se poser la seule vraie question qui vaille : Voulons nous oui ou non donner carte blanche à Messieurs BECHTER –DASSAULT et CHABBI ?

 A ceux qui me disent qu’ils ne veulent pas de Bruno Piriou je réponds, sans les offenser, que « ne pas aimer » n’est pas un choix, c’est un sentiment. Il s’agit de choisir le prochain maire pour 6 ans, il s’agit de choisir de rompre ou de continuer avec des pratiques que l’on connaît depuis trop longtemps et dont nous savons à quoi elles ont conduit. J’ai participé à beaucoup de conseils municipaux pour l’affirmer.

 A nous les citoyens de nous mobiliser pour faire de Bruno Pirou, le maire que chacun de nous attend.

 Moi je lui ai demandé de gouverner autrement : d’être à nos côtés, de veiller sur les plus faibles, de soutenir les talents.

Je lui ai demandé d’oublier le béton et de retracer des chemins.

Je lui ai demandé de toujours garder le cap celui de l’intérêt général des corbeil-essonnois.

 En lui confiant nos forces, je fais un pacte avec lui : je lui fais confiance. Je serai vigilante, mes amis aussi.

 Quelle leçon tirer de cette élection, si ce n’est que nous citoyens nous devons nous emparer de la Res Publica.

Si nous revenons dans les instances démocratiques, si nous revenons aux urnes alors le maire saura qu’il peut compter  sur nous, comme nous nous pourrons compter sur lui.

L’élection à Corbeil-Essonnes doit être du gagnant –gagnant.

 J’ai bien évidemment une analyse très précise de ce premier tour sur lequel je reviendrai la semaine prochaine. Il y a beaucoup à en dire.

 La première c’est que nous sommes 502 à vouloir résolument autre chose. Nous serons 502 à le rappeler et à le défendre. 

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Au nom des invisibles

 

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Lundi soir Bruno Piriou et Carlos da Silva ont annoncé qu’il faisait une liste d’union pour l’emporter dimanche 30 mars. C’est à la Papeterie, sur le trottoir et dans le froid, que cela a été officialisé.

J’ai, quelques heures avant obtenu de pouvoir parler au nom des 502 soutiens à la liste CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES, dont de nombreux très nombreux  abstentionnistes que j’estime représenter. Il me paraissait naturel de dire notre engagement auprès des « invisibles », les 90 % de la population qui n’ont que faire des querelles des partis sur cette ville et qui n’attendent qu’une seule chose qu’on s’occupe enfin d’eux, qu’on se comporte correctement avec eux, que l’investissement des élus soit pour eux.

En intervenant lundi soir j’ai confié à Bruno Piriou tout cette attente. Je n’ai pas trahi notre liberté de pensée, je n’ai pas dévié de notre objectif. Notre volonté première de changer de gouvernance est intacte.  Nous continuerons à y travailler. Ni carte blanche, ni blanc seing: simplement l’espoir d’en finir avec l’arrogance.

Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui continuent de l’ignorer, les 18 exclus du Parti socialistes de la liste, dont moi, ne sont plus socialistes. L’action de chacun d’entre nous pour la suite demeure un engagement de citoyens militants libres de tout engagement partisan. Personne ne nous a récupérés CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES qui est et restera un groupe indépendant

 

Rythmes scolaires un enjeu de la campagne des municipales

Le gouvernement a élaboré une réforme des rythmes scolaires à mettre en place  par les municipalités sans en mesurer les conséquences pour les collectivités, les familles, les enseignants et l’ensemble des professionnels concernés par l’enfance.

Cette réforme repose sur une nouvelle organisation du temps scolaire et périscolaire : les TAP – Temps d’Activités Périscolaires -

CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES considère que cette réforme peut-être une chance, nous ferons tout pour qu’elle soit une réussite pour nos enfants.

L’enjeu est d’arriver, sans créer d’inégalités ou de ruptures irréversibles, à une organisation qui concilie le bien – être des enfants, la tranquillité des parents, le respect des enseignants et celui des agents. Il nous faut mesurer très précisément la faisabilité du dispositif pour la collectivité sans augmenter la dette.

Le choix de la municipalité actuelle s’est porté sur une répartition de ¾ heures tous les jours, sans préciser les activités qui seront proposées aux enfants. Cette future organisation génère des inquiétudes que nous partageons avec les parents, les enseignants, les agents…

       La modification de l’organisation familiale et les surcoûts éventuels.

       L’offre d’activités pour tous, leur encadrement.

       La qualification des intervenants.

       La crainte d’une surcharge d’activité.

       Le respect de l’école et de la classe.

       Les modifications de la charge de travail pour les agents.

Notre proposition :

Dès le mois d’avril nous voulons réunir l’ensemble des partenaires de la communauté éducative ; pour nous aider à adapter la nouvelle organisation du temps scolaires aux besoins.

Nos engagements :

 - Respecter la spécificité de la maternelle.

 - Assurer la sécurité matérielle et affective des enfants.               

 - Privilégier la gratuité.

 - Repenser le temps de midi.

 - Faire un inventaire précis des moyens humains et matériels pour proposer une offre de qualité,

 La qualité du temps périscolaire dépend entièrement de la municipalité et de son maire.

 Je veux réussir cette réforme, pour cela, je me suis entourée de parents élus, d’enseignants, de professionnels de la santé, de spécialistes du transport urbain. Mon métier d’enseignante, ma qualité de mère et de grand-mère et mon engagement associatif me seront utiles pour prendre en compte les inquiétudes des uns et des autres.

 Ne rien précipiter, étudier les différentes possibilités voici le socle de mon engagement.

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Carlos daSilva et la cause des femmes qu’il laisse maltraîter

J’ai eu le tract de Carlos da Silva intitulé « le 8 mars à Corbeil-Essonnes, ce sera toute l’année » et d’y trouver les phrases suivantes  » ….Nous nous engageons à répartir les délégations de manière paritaire » ou encore  » …Un ou une élue sera chargé-e des questions d’égalité » s’ensuivent une série de propositions qui existent déjà.

Monsieur de Silva ne manque pas d’air, lui qui a laissé un certain 12 octobre 2012 son bras armé Laurent Chartier m’agresser violemment au sein même du local du PS un soir de vote.

Du haut de sa très haute suffisance n’a-t-il pas donné raison à mon agresseur, n’a- t-il pas monté ensuite une série de faux témoignages pour  que ma plainte soit rejetée par le procureur du tribunal de police ?

Entouré de ses 4 acolytes – Messieurs Silva, Fournier – Pfeiffer’ Ova et Wagner – sous l’œil complaisant de sa secrétaire Marie-Anne Bachelerie (pourtant activiste à OSONS LE FEMINISME) -  il a tenté de me faire passer pour une hystérique, une menteuse, une provocatrice qui aurait mérité ce qui lui arrivait (tiens ce discours me rappelle la bonne conscience du violeur …) pour faire oublier l’acte odieux commis par son larbin.

Mais la justice m’a donnée raison, Laurent Chartier a été condamné pour violence. Aujourd’hui monsieur da Silva prétend fêter les femmes toute l’année, je saurai lui rappeler chaque année le 12 octobre. Pourvu qu’il ne nomme pas Laurent Chartier à l’égalité, ce « costaud » risquerait d’en abîmer plus d’une.

 

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Rencontre avec l’association ESPACE VIE

Ce midi j’étais invitée au nom de CORBEIL-ESSONNES DE TOUTES NOS FORCES à une  réunion avec 37 professionnels de la santé, organisée par l’association ESPACE VIE pour présenter notre projet santé dans le cadre des élections municipales.

 Pour démarrer mon propos, j’ai fait trois constats

- Une grosse partie de la population de Corbeil-essonnes s’est éloignée de la médecine de ville et a systématiquement recours aux urgences hospitalières.

 - L’offre de soins n’est pas à la hauteur des besoins d’une ville de 42 000 ha et la proximité du nouvel l’hôpital était loin de tout régler.

 - Le Plan local de santé (PLS) mené unilatéralement par la municipalité, n’est ni fonctionnel ni efficient parce qu’il n’a pas été partagé par tous tant sur les constats que sur les orientations et qu’il n’a pas été pensé globalement.

 J’ai développé trois points :

- Il faut absolument modifier le mode de relation entre la municipalité et le monde de la santé qui a des inquiétudes pertinentes.

 - La municipalité doit tout mettre en œuvre pour faciliter le travail des professionnels qui contribuent au dynamisme de notre ville et au bien-être des corbeil-essonnois  et à leur installation pérenne

 - Que tout doit être fait pour maintenir une offre de santé de qualité de façon équilibrée et concertée avec l’ensemble des partenaires : il ne doit pas y avoir de concurrence entre le public et le privé et  les différents  établissements  mais bien une complémentarité que la Municipalité doit animer et soutenir.

 J’ai donc assuré de mon soutien l’association pour ses projets.

 La création des maisons pluridisciplinaires de santé (MSP) est pour nous une véritable révolution dans l’esprit de la médecine de ville. Elles contribuent à une mixité des territoires et à une offre plus grande de soins au plus près de la population. Leur conception du partage du territoire est une conception durable et efficace qui garantit la pérennité de l’offre de soin.

Au plus près des citoyens, au cœur des quartiers elles devraient permettre aux gens d’y retrouver une habitude de soin.

 Nous avons tout intérêt pour la population à défendre le projet des MSP. Au-delà de l’offre de soins qu’elles proposent, elles seront demain en partie, la réponse au désengorgement des urgences, véritable problème financier et humain.

 J’ai affirmé que notre première action serait la mise à plat  du PLS pour en réaliser un véritable qui soit fonctionnel.

Un PLS qui soit  une synthèse de l’analyse de l’offre du territoire et des besoins de la population, y compris en termes de santé mentale.

Un PLS qui soit le résultat d’une concertation sereine entre tous les partenaires santé de Corbeil-Essonnes.

J’ai aussi assuré que la police municipale aurait des consignes précises pour permettre aux professionnels d’exercer sereinement leur mission sans craindre d’être verbalisé constamment.

 Une population en bonne santé est un bien précieux pour une ville, des professionnels heureux le permettent.

Ils nous l’ont montré aujourd’hui. Je salue l’intelligence de ces femmes et de ses hommes dévoués qui ont compris l’intérêt de la réflexion collective pour le salut de notre système de santé local. Qu’ils en soient remerciés.